Partage des biens et ressources, consommation collective sont plus que jamais au goût du jour avec la crise et popularisés par l'excellent ouvrage d'Anne-Sophie Novel, vive la co-révolution. Individuels ou partagés, choyés sur un bout de jardin, un balcon ou même un rebord de fenêtre, les potagers participent activement à cette nouvelle culture de l'échange. Petit tour d'horizon des possibilités offertes aux urbainculteurs pour optimiser leurs ressources entre eux.
Partager une récolte ou échanger des plants. Cette année, vous croulez sous les courgettes mais vos tomates boudent. Peut-être que pas très loin de vous, d'autres jardiniers seront heureux de croquer dans votre surplus et de vous offrir en échange quelques fruits provenant de leurs plants de tomates qui croulent sous leur production. Plant catching, le potiron, nos jardins ou encore ybeche et se proposent de mettre les velléitaires en relation. Même s'il faudra peut-être encore un peu de temps pour que la densification des inscrits permette des échanges efficaces.
Les mains dans la terre d'un autre et des légumes pour tous. Vous n'avez pas de jardin ou celui-ci est trop petit pour y nicher un potager. Mais peut-être que l'une de vos voisines, trop âgée pour entretenir son luxuriant potager, peut vous en ouvrir les grilles contre une partie des récoltes que vous obtiendrez. Vous pouvez chercher des annonces ou placer la vôtre sur prêter son jardin, je partage mon jardin ou encore plantez chez nous, qui dispense également des conseils de jardinage.
Voici quelques pistes pour pratiquer l'économie du partage au potager. Si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas à vous manifester.