11/11/2018

Un documentaire pour raconter l’après Demain



Le film Demain, vous vous souvenez ? La sortie en 2015, le début chaotique, puis la montée en puissance, le cap du million de spectateurs et finalement le César du meilleur documentaire pour Cyril Dion et Mélanie Laurent, puis enfin, la carrière internationale qui a suivi. 
Mais l’aspect le plus marquant de ce documentaire qui a été diffusé dans 27 pays, été projeté à l’ONU et devant des chefs d’état, c’est l’éveil des consciences et le passage à l’acte qu’il a déclenché chez ses spectateurs. C’est cette histoire que Cyril Dion raconte avec la journaliste Laure Noualhat (Bridget Kyoto sur la toile) dans le bien nommé documentaire Après Demain. Que j’ai eu le privilège de visionner lors d’une avant-première le 7 novembre.


Au fil des projections que le succès phénoménal de Demain a provoqué, Cyril Dion a rencontré des myriades de citoyens. Qui ont eu à cœur de profiter des quelques instants passés avec le réalisateur, pour lui détailler les actions citoyennes et heureux bouleversements de vie que lui et Mélanie Laurent leur avaient inspiré. Trois ans, un roman primé et un petit manuel de résistance contemporaine plus tard, l’ancien acteur est plus que jamais convaincu que le récit est un puissant outil de changement des mentalités.

Les projecteurs d’après Demain se braquent d’abord sur une factrice qui a lancé un potager géant sur le toit d’un centre de tri. En voie off, les deux réalisateurs se prêtent avec un plaisir évident à jouer à Scully et Mulder, la sceptique et le convaincu : OK, mais vont-ils réinventer l’agriculture ainsi ? On quitte alors la postière, son patron et les charmants toits gourmands dont ils comptent couvrir les centres de tri pour sillonner la France et l’Europe à la découverte d’initiatives à l’impact sociétal moins anecdotique, comme une ceinture maraîchère liégeoise et son circuit de distribution chez nos voisins du plat pays. 

On découvre également que les monnaies locales se sont multipliées depuis la sortie de Demain, que Pocheco -l’entreprise modèle mise en lumière par le film- a diversifié ses activités. Le monde avance et évolue, parfois inspiré par Demain. Même les multinationales s’y mettent, comme l'explique Emmanuel Faber. Dans ce qui est pour moi l'un des moment les plus forts du film, le PDG atypique et charismatique de Danone, évoque la transformation et l’ambitieuse certification B-Corp qu'il vise pour sa société. La fibre écologique et humaniste vibre jusque dans les collectivités territoriales, avec Grenoble et Paris en exemple, la transformation de la capitale étant racontée dans une longue interview par Anne Hidalgo, maire controversé mais visionnaire. 



Fouillé mais jamais sentencieux, avec un ton léger et parfois humoristique, Après Demain se regarde avec la même aisance que son grand frère. A défaut d’être aussi optimiste et novateur, après Demain a le mérite de ne jamais soulever de problèmes (comme l'urgence engendrée par le réchauffement climatique) sans pointer son objectif vers les solutions, prouvant que le changement se poursuit, s'accélère parfois et qu’il atteint les acteurs les plus improbables de la société. 

Après Demain, pratique. Le documentaire doit être diffusé prochainement sur France télévision. D’ici là, des avant-premières sont organisées par énergie partagée dans toute la France et peut-être y en a-t-il une de prévue près de chez vous.

28/10/2018

Un petit cours de sweet body au Lōkahi studio ?


Pour changer le monde, il faut d’abord se changer soi-même. Et il n’y aura pas de révolution (positive) sans que celle-ci soit d’abord intérieure, pour chacun d’entre nous. Comme beaucoup de colibris, je veille à prendre soin de moi, des orteils à la racine des cheveux, sans oublier entre les oreilles.. (presque) le plus important. Pratiquant régulièrement le yoga depuis le début du siècle, je n’ai pu résister à tester un cours de sweet body, pour célébrer l’ouverture du tout jeune Lōkahi studio dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Et à partager l’expérience.



C’est quoi le Sweet body ? Prenez un peu de pilates, un zeste d’esprit yoga, une bande son vintage en symbiose avec la personnalité de Séverine, la prof tonique qui a mis au point la formule. Assaisonnez le tout de chorégraphies douces pour le corps et pétillantes pour la tête et vous obtenez une séance de renforcement musculaire zéro trauma: "Le Sweet Body est un cours accessible à tous qui se veut décomplexant, précise Séverine. Les exercices sont ciblés par groupe musculaire et durent rarement plus d'une minute, de façon à ne pas compenser par une mauvaise posture par exemple. Mon souhait est de pouvoir montrer que le sport peut se faire en souriant, en rigolant et non dans la souffrance et la douleur."

Alors, ça fait quel effet ? Pour cette journée portes ouvertes, le cours de sweet body était d’une demi-heure, contrairement à celui proposé dans le planning, d’une heure. Mais durant ces trente minutes, l’effort est quasi constant à défaut d’être brutal. Entre les mouvements debout et au sol, j’ai senti que mon corps et mes muscles travaillaient, surtout la ceinture abdominale, Pilates oblige.

Le Lōkahi studio, qu’est-ce qu’il a de spécial ? Lorsque vous poussez la grille du Lōkahi Studio, vous passez d’une rue animée à une petite allée verdoyante qui sillonne entre les bâtiments. Le studio est tout au fond, bien à l’abri, lumineux, chaleureux, cosy et accueillant. "Lōkahi c'est avant tout un studio de quartier où n'importe qui peut trouver une façon de bouger (et de respirer!) qui lui convient, confie la fondatrice Anne-Diandra, Annedilou sur la toile.
Le nom exotique vous intrigue? "Lōkahi en Hawaïen signifie aussi bien unité qu’union ou communion, révèle Annedilou. Notre philosophie peut se résumer en trois mots : 'harmonie, équilibre et unité', en Hawaïen ça se dit : Lōkahi.
L'harmonie se trouve par le mouvement pour apaiser les corps malmenés et les esprits stressés,
L'équilibre se travaille par la respiration et la pratique régulière pour faire (enfin!) la paix avec son psyché et son corps,
L'unité, dans le sens 'union', 'communion' se construit jour après jours en développant la bienveillance à l'égard d'autrui."

Le  Lōkahi studio, pratique. Le studio est situé au 11 rue Labat, 75018 Paris. Le site vous permet de réserver votre place dans le cours choisi… Hé oui, il n’y en a que 12, ce qui renforce le côté cosy. Formules au cours et par carte de dix cours.  "Le studio propose 2 cours par semaine gratuits ou sur donation, souligne Annedilou. On espère développer cette branche davantage dans les prochains mois. Stay tuned ". Des stages et ateliers sont également programmés régulièrement, suivez l'actu sur la page facebook et le compte instagram @lokahistudio. Vous pouvez également vous oxygéner et mettre un rayon de soleil entre vos oreilles sans quitter votre canapé en suivant le compte instagram de la fondatrice: @annedilou.

10/10/2018

Aventure future fictive dans le voyage responsable


Si vous suivez régulièrement ce blog, vous me connaissez peut-être déjà. Je suis Anya, un personnage imaginaire créé par l’auteure de ce blog. J’ai 25 ans. J’anime des ateliers cosmétiques et j’ai écris deux livres de recettes naturelles. Vous avez déjà fait connaissance avec moi, lorsque je suis venue à Paris en 2022 pour le 7ème forum Low Carbon City
Je vous propose de revenir un peu en arrière, pour me suivre dans une étape précédente de ma vie, à l’époque où je n’avais pas encore fondé ma start up cosmétique. 

Nous sommes en juin 2020. Je vous écrit depuis Santa Cruz de Tenerife. Il y a dix-huit mois, j’avais assisté au 3ème forum Low Carbon City à Paris. J’avais été particulièrement attentive aux panels du forum et du pré-forum autour du voyage écoresponsable, parce que j’avais décidé de partir quelques semaines plus tard pour une grande virée. Vous l’avez deviné, je possède déjà une sensibilité écologique et si j’ai envie de découvrir la planète, je veux la respecter autant que possible. Et même de voyager utile.

Cela fait plusieurs années que j’ai évité de prendre l’avion
, mais mon parcours a commencé avec un séjour au Cap vert. J
e me suis rendue sur le site de la Fondation Good Planet, qui propose des compensations carbone volontaires et j'ai souscrit pour l'équivalent de mon passage Bordeaux-Cap Vert. Tout en rêvant  du jour où le Solar impulse ne sera plus seulement un fascinant prototype. Au Cap vert, j'ai rejoins un petit groupe de voyageur pour deux semaines d’action et de découverte organisée par Double sens. J'ai ainsi pu visiter l'Archipel en passant d'un village à l'autre en mode itinérant, ainsi que de contribuer pinceau en main à la rénovation du village de pêcheurs de Saramansa.


 Parmi toutes les destinations proposées par Double sens, j'ai choisi le Cap Vert, parce que c'est de là que je vais traverser l'Atlantique à bord  du Kraken le voilier de Wings of the Ocean. J’ai réservé mon passage dans une cabine de quatre personne et pendant les dix-neuf jours de traversée entre le Cap Vert et la Guyane française, puis dans les Caraïbes avec St Vincent les Grenadines et Caïmans je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’ai assisté aux conférences des océanographes présents à bord, j'ai pu me familiariser avec la navigation en haute mer sur un trois mats et j’ai également  participé à des opérations de ramassage des déchets plastiques dans l’océan.

Suite à cette expérience, j'ai pris goût au voyage par la mer et aux îles. Je profite de la partie solo de mon voyage, pour découvrir Cuba en pleine transformation et participer et faire du bénévolat pour  une ONG à Porto-Rico. Je fais appel régulièrement à mon application Fair trip, le "routard" du voyageur écolo solidaire qui fonctionne même hors ligne, pour dénicher de bons plans authentiques et éthiques. Pour éviter de reprendre l'avion, je rentre en Europe à bord d'un cargo.


Je fais ensuite une pause de quelques semaines chez moi et je commence à jeter les bases de l’activité professionnelle que je vais créer plus tard. Mais mes jambes ne tardent pas à fourmilier. Mon périple n’est pas terminé. Au forum Low Carbon City, j’avais été séduite par l'ambitieux projet Plastic Odyssey, qui entend collecter les déchets plastique de l'océan et les recycler en énergie pour le bateau. En mars 2020, je rejoins Marseille pour embarquer à bord du vaisseau expérimental qui démarre un voyage autour du monde de quatre ans et a accepté que je les rejoigne pour les premières escales. Nous quittons la France pour Tunis, Alger, Tanger, Casablanca. Encore une expérience insolite et transformatrice. Je les quitte à Santa Cruz de Tenerife.
Demain, je monte à bord d’un voilier qui me ramène chez moi, à Bordeaux. Je rentre avec de fabuleuses expériences, des rencontres inoubliables... et des idées de recettes d’ici et ailleurs pour mes cosmétiques maison!



Si vous avez envie de m’imiter, vous pouvez contacter les organisations et projets auxquels j'ai participé. Contrairement à moi, ils sont réels et d'ici à 2020, nous souhaitons à l'application Fair Trip d'avoir enrichi son carnet d'adresses dans les régions concernées, peut-être même grâce à des voyageurs comme vous, qui prendront leur sac à dos après m'avoir lue!

(Crédit photo: Wings of the Ocean, double sens, Plastic Odyssey )

14/09/2018

Amina Bouri, une flamme au service des villes bas carbone


Du vendredi 21 septembre au dimanche 23, trois sites parisiens accueilleront la troisième édition du forum Low Carbon City, une ONG qui œuvre pour des villes bas carbone :  derrière l’organisation de l’événement se cache un carré d’as féminin de bénévoles co-menées par Amina Bouri, une globe-trotteuse de 25 ans qui travaille pour Engie dans les énergies renouvelables et en déborde elle-même. Rencontre. 




D’où viens-tu, Amina, et comment ta fibre écologique est-elle née ?
J’ai grandi en région parisienne et pas dans une famille écolo. Mes parents sont d’origine marocaine et la culture veut qu’on mange de la viande à tous les repas. C’est lorsque je suis partie en Inde à 18 ans, avec ma meilleure amie et contre l’avis de mes parents, que ma conscience écologique s’est révélée. Le fait de voir des déchets partout a été un déclic et j’ai changé de mode de vie. J’ai réduit ma consommation de viande, trié mes déchets et plus tard, je me suis mise au compost.

Comment une Française d’origine marocaine en vient-elle à créer la première antenne européenne de Low Carbon City, une ONG colombienne ?
Après le bac, j’ai intégré une prépa HEC, puis l’école supérieure de commerce de Grenoble. Mais je voulais absolument profiter de mes études pour assouvir l’une de mes passions : voyager. Après avoir crapahuté en Inde, au Népal, en Chine, en Corée et au Japon, j’ai réalisé à quel point il était frustrant de ne pas parler la langue des contrées qu’on traversait. Alors je suis partie étudier la finance internationale et géopolitique à Puebla, au Mexique, puis également la finance à New-York.
Pendant mon séjour au Mexique, j’ai effectué un séjour en Colombie et j’ai eu un gros coup de cœur pour ce pays, dont les habitants sont tellement chaleureux et humains. Du coup, j'y suis retournée pour faire de la recherche dans une école d’ingénieurs spécialisée dans les énergies renouvelables. Je voulais également m’investir bénévolement dans un projet qui colle à mes valeurs et j’ai découvert Low Carbon City à Medellin, où j’ai notamment développé des formations pour que les professeurs puissent enseigner les rudiments de la protection de l’environnement à leur élèves.

Un forum entièrement gratuit

La légende veut que tu aies rencontré Anouk Lucas, la co-fondatrice de Low Carbon City France dans une déchetterie colombienne, est-ce vrai ?
J’étais bénévole dans le cadre d’un projet d’assainissement d’une ancienne déchetterie, sur laquelle des habitants s’étaient réfugiés après la guerre civile. Anouk travaillait pour une fondation sur le même site et oui, nous nous sommes rencontrées dans cette déchetterie le 4 mars 2017. Quelques mois plus tard, alors que nous étions bénévoles sur le 2ème forum Low Carbon City au Mexique, nous avons décidé que nous organiserions le prochain à Paris. Et nous avons créé Low Carbon City France.

Victoire, Amina, Anouk et Louana, l'équipe de Low Carbon City France

Les événements autour de l’écologie se multiplient. En quoi ce forum va-t-il s’en différencier ?
De trois façons. D’abord, parce qu’il est entièrement gratuit, contrairement à la plupart des événement équivalents. Nous considérons qu’on ne peut pas sensibiliser les gens en les faisant payer. Ensuite, les événements s’adressent généralement aux adultes. Le nôtre inclut les enfants et des activités ont été prévues pour eux. Enfin, nous avons choisi de ne nous associer qu’avec des structures dont nous partageons les valeurs, ce que nous a amené à refuser des contributions substantielles de grosses sociétés, qui n’aspiraient qu’à du greenwashing.


Tu as récemment suivi The Climate Reality Project, la formation d’Al Gore  dédiée à la préservation du climat, raconte-nous.
L’un des intervenants des Lundi des Citoyens me l’avait recommandée. Centrée autour des enjeux climatiques et plus particulièrement des solutions énergétiques et de la mobilisation pour l’action, cette session était la plus large jamais assurée par Al Gore, avec 2200 personnes venues du monde entier. Cela m’a notamment permis de faire de belles rencontres et de constater que la moyenne d’âge des militants, autour de 40 ans, était plus élevée aux États-Unis qu’en France.




Parmi les dix lauréates de Women4Climate


Quels sont tes projets et ceux de Low Carbon City France après le forum ?
Nous allons lancer un concours de photographie sur le thème de la gestion des déchets, des soirées troc, une exposition itinérante de photos dans une dizaine de lieux engagés. Nous allons également reprendre nos Lundis des citoyens et nous organisons un salon du livre autour de l’écologie début décembre. J’ai également la chance de figurer avec LCC France parmi les dix lauréates du programme Women4Climate, qui va me permettre d’être suivie par une mentor pendant un an. Dans le mouvement pour la protection de l’environnement, les femmes sont majoritaires. Qu’elles soient soutenues via ce programme lancé par Anne Hidalgo est un beau message d’espoir.


Le forum pratique. Les temps forts s’articulent autour de quatorze tables rondes et plus deux conférences données par Dominique Bourg et Pam Warhurst. Dans le programme, vous trouverez également une Soirée troc et disco soupe, ainsi qu'un marché responsable. Vous pouvez suivre l’actualité du forum sur son événement facebook, son compte instagram et twitter.

26/08/2018

J’ai testé pour toi la cuisine en équilibre acido-basique du PH7


Avec ma copine gluten et lacto-sensible Carole, j’adore tester de nouveaux restos... bios, végétarien, avec des options lactose (que je ne supporte plus non plus)  et gluten free. Lorsque j’ai découvert le PH7, qui rajoute l’option alimentation en équilibre acido basique à toutes les précédentes, je me suis dit que nous devions absolument y passer.


Le lieu. Le PH7 se décline sur deux À l’angle du boulevard du temple, le PH7 du 3ème arrondissement est super lumineux et la déco colorée des murs vous débarrasse d’une éventuelle humeur encline à la sinistrose (courante en période de rentrée) dès que vous passez le seuil. Les tables sont assez nombreuses pour que l’on puisse s’installer et papoter un moment, plutôt que gober son repas en dix minutes.



L’assiette et le verre. Les assiettes sont aussi délicieuses et variées que belles.
Variées, croquantes, douces ou piquantes, avec juste ce qu’il faut d’épices, les multiples saveurs rappellent que la cuisine qui est bonne pour notre organisme, n’est décidément plus une frustration pour nos papilles. Lors de ma première visite, j’ai plongé ma fourchette dans le budha bowl, tout aussi réussi que l’assiette alkaline. Côté dessert, la mousse au chocolat végane est aérienne. Quand aux jus réalisés sur place, ils sont frais et de nature à vous requinquer : Oublié mon vague début de rhume, après un grand verre du jus détox menthe-citron effet kiss cool (version naturelle).



Accueil. Aux petits oignons. Les deux personnes qui tiennent le lieu sont adorables, prévenantes, vous décrivent les options avec autant de patience que de passion,  discutent recettes et ingrédients avec les curieuses que nous sommes et s’inquiètent si vous avez laissé deux cuillerées de betterave et trois de carottes sur votre assiette : «la prochaine fois, n’hésitez pas à nous demander, nous avons deux autres options », précisent-ils. On n’oubliera pas, parce que l’on a la ferme intention de revenir. Et même de tester le PH7 Peletier.

Pratique. Les deux adresses du PH7 sont situées à 21, Boulevard du Temple  75003 Paris  et 21, Rue Le Peletier 75009 Paris. Vous pouvez découvrir le concept de l’établissement  et les bases de l'alimentation acido-basique sur son site, suivre l’actualité sur la page facebook et régalez vos yeux de leurs assiettes multicolores sur leur instagram. Si vous habitez dans le quartier de l’un des deux restaurants, n’hésitez pas à pousser la porte: à la première visite, on vous remet une carte de fidélité, qui donne droit à des réductions.

20/07/2018

Au Fab city Campus, j’ai appris à construire avec de la terre


Le fait main, « do it yourself » in english, c’est carrément mon truc. Fabriquer mes cosmétiques maisons naturels, des gris gris de sac à main, cultiver mes légumes, j’adore. En revanche, donnez-moi un marteau et des clous, ou pire une perçeuse et c’est l’aller simple pour lesurgences. Sans passer par la case départ. Ni toucher le moindre lot de consolation.
Mais lorsque j’ai découvert le programme de Fab City Campus -cette expo à La villette de fabrication dans la ville de demain- et tous les ateliers, j’ai tout de suite eu envie d’essayer.  Et je me suis inscrite à un atelier de construction en terre (grandeur nature, pas de maison de poupée). Oubliées les (nombreuses) expériences de bricolage malheureuses...


Sur le stand des bâtisseuses, je suis accueillie avec les autres participants par Marion, spécialisée dans la restauration des bâtiments anciens. Je trouve ça carrément sympa un collectif de filles dans la construction! Pendant le tour de présentation, je découvre que je suis entourée d’architectes, ingénieurs, porteurs de projets de construction… Hum... Je ne me sens pas du tout sous qualifiée et je n’ai absolument pas l’impression de préparer un album sur le thème « Bécassine/Atalanta construit sa maison ».
Très vite, je me détends, parce que les explications de l’animatrice sont parfaitement adaptées à un public novice, comme moi. Marion nous présente les matériaux. Pour fabriquer à base de terre, qu’il s’agisse de briques crues ou cuites, d’enduit ou de mortier, il faut mélanger du sable, avec de l’argile, de l’eau et de la paille. Le tout est de trouver les bonnes proportions, le sable et l’argile adapté selon la matière concernée. J’apprends à ne pas confondre argile et limon, le premier collant plus que le second lorsqu’il est mélangé à l’eau et le second étant à éviter, parce qu’inutile pour la construction.



Et le moment attendu par tous de mettre les mains dans la terre, arrive enfin et nous tentons de fabriquer une boule le plus homogène possible. Grrr, je savais que je n’aurais pas dû mettre de bracelets aujourd’hui. La partie théorique vient de se terminer, lorsqu’une vingtaine d’enfants se présente sur le stand. L’ambiance change du tout au tout, mais les animatrices s’adaptent très vite et pendant que certains vont faire un petit voyage en Mésopotamie pour graver des écritures sur une tablette d’argile de leurs fabrication, le groupe que j’ai rejoins va fabriquer un enduit pour recouvrir un mur de briques.
A coup de pelles, nous mettons une part d’argile, trois parts de sable et 20 % de paille finement coupée dans une grande poubelle. Le tout est couvert d’eau avant d’être mélangé avec un mixer géant. Du genre de celui que vous utilisez pour faire vos soupes, mais qui se manie en actionnant les biceps. Cette expérience est de plus en plus amusante et en fait, j’ai pratiquement l’impression d’être dans un atelier cuisine, avec le mélange des ingrédients. Ou de fabriquer des cosmétiques maisons... Sauf que les quantités sont un peu différentes.



Notre enduit est enfin prêt et présente une jolie teinte rosée, grâce à l’argile de même couleur. Maintenant, il faut l’appliquer sur le mur. Marion nous démontre différentes techniques : application de haut en bas ou en projection. Les enfants ont donné l’exemple et vu l’état dans lequel ils sont, j’opte pour l’application de bas en haut. Mais d’autres participants sont plus aventureux et mes habits ne tardent pas à s’orner d’un ensemble de tâches roses très seyantes. Lorsqu’une partie du mur est couverte, Marion nous démontre les finitions et le rendu homogène. Et c'est fini!



L’atelier a duré trois heures, il était bien différent de tout ce que j’ai pu expérimenter dans les modes de vie écologiques et alternatifs, de la permaculture à la sociocratie en passant par les makis vegans, l’autohypnose, le codage, ou encore la formation disco-soupe. Je rentre chez moi fourbue mais ravie et en m’affalant dans un fauteuil dans mon jardinet, je me demande si je ne construirais pas une petite cabane ou un poulailler. Je rigole, évidemment !



Suivez le guide. Si vous êtes en région parisienne ce week end, Fab city Campus se poursuit jusqu’à dimanche soir dans le parc de la Villette. Outre le district construction avec les bâtisseuses et les ateliers bois, il y a également des districts food commons, textile, électronique, plastique ou upcycling. Vous pouvez effectuer une simple promenade, ou participer comme moi à un atelier (et vous l’avez compris, vous pouvez emmener vos enfants), ou encore visiter à vélo le (grand) Paris fabricant avec le tour de Fab.

10/07/2018

Quand le sport décide de passer au vert


Les pelouses des stades de foot... les terrains de Wimbledon, le sport c’est la nature, c'est vert, non? En fait, pas tant que cela. depuis que l’écologie s’est étendue au-delà du microcosme des militants, les événements sportifs ont été pointés du doigt, aussi bien pour leur consommation énergétique, que le gaspillage et les déchets qu'il génèrent. Des habitudes antinomiques avec la pratique du sport, qui par essence est tournée vers la santé, le bien-être et -souvent- le contact avec la nature.Le sport doit se mettre au vert. Et même s’il y a encore du boulot, la bonne nouvelle est que le processus est largement entamé.



Dimanche dernier, j’ai fait un petit tour sur la terrasse des canaux, qui affiche pour l’été un thème sportif avec une touche "cap sur Paris 2024". Pour ce premier week end, la recyclerie sportive était à l’honneur: des passants nombreux et curieux flânaient dans les rayons autour des raquettes, surfs et autres maillots sportifs de seconde main. A l’extérieur, des possesseurs de vélos réparaient leur monture sous, pendant que l’écobox, container disposé dans divers lieux de pratique sportive, attendait sagement de se nourrir des dons en matériel sportif recyclable. Né d'un projet remontant à 2009, la recyclerie sportive a maintenant ajouté une adresse  parisienne à celle de Massy et s’est donné comme mission de décliner la filière du zéro déchet dans le sport. Cette ressourcerie spécialisée collecte du matériel de seconde main, le valorise -notamment à travers des ateliers d’upcycling- et le redistribue. Elle sensibilise également le public à un mode de consommation plus responsable et favorise la mobilité active à travers les trottinettes, vélo ou rollers d'occasion qu’elle propose.



La recyclerie sportive n’est pas l’unique acteur de l’écologie à se pencher sur le sport. Il y a quelques semaines, je suis intervenue dans un Lundi des citoyens pour évoquer certaines des initiatives dont j’avais été témoin en temps que journaliste sportive. J'ai notamment évoqué les balles jaunes lancées en 2008 par la FFT, qui a permis de réaliser plus de quarante sols sportifs avec les broyats du million et demi de balles recyclées qu'elle collecte chaque année. Lors de ce lundi des citoyens, j’ai également écouté avec un grand intérêt les autres intervenants, comme Les Connexions, qui mettent en place le tri des déchets sur de grands événements sportifs. Ou encore Edeni, qui organise des virées ploggings, balades pour ramasser les déchets. Et enfin Surfrider, reflet de la conscience écologique des surfers autour de la protection du lieu où ils glissent : l’océan.



Le 11 juin 2018 j’ai  assisté à la signature, dans le cadre d’un partenariat avec WWF, d'une charte de 15 engagement écoresponsables par des organisateurs et gestionnaires représentants 130 événements sportifs organisés sur le sol français et une vingtaine d'équipements. Plus récemment, l’actualité ballon rond du moment aidant, j’ai été ravie de constater qu’un média consacré à l’écologie comme qu'est-ce qu'on fait publiait un numéro dédié à l’écologie dans le sport. Et J’ai lu avec intérêt une enquête sur les salles de sport écolos dans le dernier numéro de Women sport. Et maintenant, il reste presque six ans pour organiser à Paris les jeux Olympiques les plus écolos de l'ère moderne.