11/02/2018

Aatise... l’envie d’une mode belle et responsable


Le lundi des citoyens, vous connaissez ? Non ? C’est normal, ça vient juste de démarrer à l’initiative de l’association Low Carbon city. Il s’agit d’inviter cinq ONG, associations ou entrepreneurs à fort impact environnemental à "pitcher" et débattre avec le public présent autour d’un thème défini. Le 29 janvier, j’ai assisté à celui sur le thème de la mode éthique à la Maison des acteurs du Paris durable. Et c’est ainsi que j’ai fait connaissance avec Julia, de la toute jeune marque Aatise, qui mérite un coup de projecteur.


Aatise... quoi ? D’une voix suave et assurée, Julia Schena explique qu’aatise en vieux français signifie « le défi, la provocation ». Avec Heide Baumann -fondatrice de la jeune marque girondine d’un an tout juste- la jeune femme a déjà mis une dizaine de modèles à disposition du public selon un protocole de conception et fabrication participatifs: la "crowdfashion". On vous explique.




«reprendre le pouvoir sur leur garde-robe »

Le concept. Je vous entends d’ici, petites fashionista aux goûts bien campés pour les jolies choses. Quand on vous dit mode éthiques vous pensez « tee shirt en toile de jute qui gratte ». Les mots ne sont pas de moi mais de Julia. Parce qu’en en fait, Aatise, n’est rien de cela. Les modèles ne sont pas moches, parce que s’ils l’étaient, il ne seraient pas fabriqués. L’originalité est que Julia et Heide déposent initialement une coupe, un tissu sur leur site pour tester les réactions de leur communauté naissante. Puis elles présentent un prototype de vêtement, que les acheteuses potentielles votent pour valider en le commandant… Ou pas. Les pièces ne sont fabriquées qu’à partir d’un certain seuil de commandes, puis livrées au bout de six à huit semaines : Zéro gâchis et ainsi que le souligne Julia, cette pratique atypique en France permet aux femmes « de reprendre le pouvoir sur leur garde-robe », « aatise le désir  et crée un lien affectif avec le vêtement ».



Les engagements. "Eco fashion activist" proclamé, la jeune marque Aatise utilise au maximum des matériaux et teintures responsables, notamment grâce au coup de pouce financier de sa campagne de financement participatif sur Ulule. Et les modèles sont assemblés dans des ateliers Français. Le projet est également très axé sur le zéro déchet, non seulement grâce à son élimination des stocks, mais aussi avec la conception d’un tee-shirt compostable et la récupération des chutes pour fabriquer d’autres vêtements.



«... ma boss s’habille en Aatise »

Le duo de choc qui « Aatise ». Ce projet ambitieux et novateur est porté par deux femmes. Heide Baumann, ingénieure qui a traîné ses jupons pendant trente ans dans l’industrie textile, où elle a développé une allergie aiguë à la fast fashion et ses dérives. Et puis Julia Schena, pimpante jeune femme qui activait les manettes de communication digitale d’une grande marque. Le ras le bol a failli la faire renoncer à travailler dans la mode, sa passion, avant qu'elle rejoigne la start up bordelaise sous l'impulsion de sa fondatrice. « Avant c’était le diable s’habille en Prada, maintenant c’est ma boss s’habille en Aatise », raille Julia, enchantée du virage radical de sa carrière. La start-up  revendique une forte identité régionale, fait partie de l’incubateur les premières et est hébergée dans l’un des espaces de coworking les plus hype de l’hexagone : Projet Darwin, que j'avais évoqué ici. « Il se passe quelque chose à Bordeaux au niveau de la prise de conscience et de l'interaction entre les gens, observe Julia qui n'y habite que depuis 18 mois. Il y a une vrai volonté d’avancer que je n'ai pas ressenti aussi fortement ailleurs.»




A ce lundi citoyen, il y avait aussi... Vous l’avez compris, j’ai flashé sur Aatise. Mais les quatre autres acteurs d’une mode plus éthique méritent également d’être signalés. J’ai donc écouté avec un vif intérêt les créatrices de manifeste 011, la nouvelle boutique de mode végane qui vient d’ouvrir à Paris et dont je vous parlerais certainement après leur avoir rendu visite. J’ai noté la pertinence des plate-formes Slowweare, où l’on retrouve notamment un guide des boutiques « ecofashion » et crush on, qui permet l’achat en ligne de vêtements vintages proposés par des friperies. Enfin slow conso propose un choix de produits responsables, dont des vêtements.

28/01/2018

Une « Flow’her » pour les graines d’entrepreneuses ESS


J’aime bien vous parler de jolis projets en devenir, qu’il s’agisse d'une start up ou d‘une association. L’actualité de ces derniers mois m’a donné envie de mettre en avant quelque chose qui soit tourné vers les femmes. Et j’ai été séduite par la démarche de celui, naissant, de Flow’her.


A la soirée de lancement à l’ESS'pace, j’ai fait connaissance avec les deux porteuses du projet. Camille, 25 ans et Laura, 23 ans sont encore étudiantes. La première s'est spécialisée dans l'Economie Sociale et Solidaire, où elle a rencontrée sa future associée, dont le domaine de prédilection est l'audiovisuel. Comme beaucoup d’entre nous elles aspirent à prendre leur destin en main, pour que leur future vie professionnelle ait du sens : «Il n’y a pas assez de femmes dans des rôles de modèles dans la société », constate également Camille. Pour contribuer à y remédier, elles ont formé une association, Flow'her, il y a trois mois, dont l'objectif est d'encourager les femmes à entreprendre dans l'ESS.

Leur idée est triple. «Offrir une visibilité » à celles qui ont déjà sauté le pas via des mini-documentaires et des interviews diffusés sur leur site (récolter). Organiser des ateliers qui offriront des pistes à celles qui aimeraient bien mais n’osent pas trop, « dans une démarche pédagogique » (semer). Et enfin en mettre entrepreneuses et futures entrepreneuses en réseau, afin qu’elles puissent se soutenir et s’entraider (cultiver).

Pour lancer l’association qu’elles ont formée il y a trois mois et dont elles espèrent faire un projet professionnel, Camille et Laure ont été filmer trois entrepreneuses: Myriam La Selve, fondatrice de Zu, un guide "100% kids friendly" à Bordeaux, Marion Garrido, qui braque son média out of the box sur l'alimentation de demain et Isabelle Poujoulas, créatrice de Geromouv, des parcours extérieurs pour favoriser la mobilité des seniors.

Plus tard dans la soirée, je discute avec Laure, qui me dévoile les prochaines étapes: l'organisation d'une journée au printemps qui favorisera les rencontres d'entrepreneuses à divers stades de leurs projets autour d'animations et d'ateliers. Ensuite, Camille et Laure aimeraient faire de la sensibilisation à l'entreprenariat social en milieu scolaire, mais aussi proposer des modules pédagogiques sur le même thème aux collectivités locales, qui leur permettraient d'assurer la viabilité économique de leur structure.

Pratique. Pour suivre l'actualité de Flow'her, retrouvez le projet sur facebook, ainsi que twitter et instagram (@flowherparis).

17/12/2017

Découvrir deux petits guides d’action citoyenne


Vous avez dû le remarquer (sauf si vous êtes dans un abri antinucléaire depuis trois semaines, Noël se rapproche. Tout en fabricant mes cadeaux maison et écolos (voir mon insta), je vous propose quelques options d’achats vertueux. Après les jeux coopératifs, voici deux fascicules façon boîtes à outils de l’action citoyenne.




Quelques idées simples pour changer le monde.... Si vous connaissez des gens qui ont envie de faire quelque chose pour la planète mais qui ne savent pas pr où commencer, offrez leur ce petit guie signé Miko Kontente. De l’alimentation à l’éducation, en passant par la citoyenneté, l’énergie ou l’économie, de petites BD mignonnes comme tout, ainsi des graphiques ou infographies super clairs et pédagogiques vous livrent un trousseau de clés virtuel pour passer à l’action. Personnellement ou en groupe. Ce que Miko propose et présente, il la pratique souvent au quotidien, puisqu’il est comme moi, au coeur d’un Groupe Local Colibris en île de France. Il a publié d'autres guides dans les même valeurs comme son petit citoyen illustré.
Acheter le fascicule pour 5€.



Guide de création de lieux alternatifs. Publié par le collectif Alternatiba, Ce fascicule très bien fichu s’adresse plutôt à des citoyens ayant déjà expérimenté quelques actions décrites dans le fascicule ci-dessus. La publication répertorie un certain nombre de lieux alternatifs dans toute la France, comme une école, un café, un espace de coworking ou une cantine. Chaque lieu est présenté à travers une fiche d’identité, ce qu’on y fait, son fonctionnement, ses finances, un encadré contacts etc. C’est super bien expliqué parce que l’objectif est non seulement de faire mieux connaître ces lieux aux vocations variées, mais aussi dinspirer des citoyens à en créer d’autres près de chez eux. A la fin, se trouve un guide thématique pour créer son lieu.
Recevoir le PDF par email

28/11/2017

Et si on offrait des jeux écocitoyens pour Noël


C’est bientôt Noël et les écosensibles se tournent volontiers vers des cadeaux faits-main et des emballages réutilisables. Autre alternative pour toucher la conscience de la jeunesse: leur offrir un jeu coopératif conçu par des citoyens engagés, encourageant ainsi petits et grands à l’éco-responsabilité comme à la coopération. Je vous en présente trois, rencontrés à l'automne dans les allées d'Alternatiba Paris.



Terrabilis propose à chaque ado de se glisser dans la peau d’un chef d’état. La première version  de ce jeu inventé par le dynamique Sylvain Hatesse avait été présentée sur les Vergers en 2013 ans. Plus compacte et tonique, la nouvelle version conserve l’objectif de son créateur « rendre le sujet du développement durable aussi facile d’accès qu’une simple partie de Monopoly », mais a choisi de s’adresser plus spécifiquement aux adolescents. Le jeune joueur assume le rôle d’un élu à la tête d’un pays, qui dispose de ressources naturelles et sociales, d’énergie et d’argent. Pour ne pas épuiser ses ressources, chaque joueur doit non seulement prendre les bonnes décisions, mais parfois coopérer avec les autres. Une véritable leçon de citoyenneté. La réaction des jeunes joueurs parle toute seule dans la vidéo ci-dessous.
Durée d’une partie : 45 à 80 minutes, 2 à 12 joueurs.
Acheter le jeu pour 35€




Otokonia remet l’humain au centre des priorités. Ce jeu de plateau emmène les jeunes et moins jeunes joueurs à la rencontre de peuplades autochtones, dont ils doivent découvrir les cultures et comprendre le mode de vie, pour mieux réunir leurs forces, activer les savoirs traditionnels des peuples et les sauver de menaces telles que la destruction des forêts, le changement climatique ou encore la biopiraterie. La Fondation France Libertés, l’association Les petits citoyens et la Fédération Léo Lagrange sont à l’origine de ce jeu vertueux et original, pour lequel un site internet propose des contenus multimédias complémentaires.
Durée d’une partie : 30 à 60 minutes.
Acheter le jeu pour 42€



Ludobio, la boîte à malices. Ludobio est une malette pédagogique contenant cinq jeux, dont l’objectif est de permettre aux enfants dès six ans de découvrir l’agriculture biologique. Conçus par l’association bio-consommacteurs, les jeux permettent notamment de faire le lien du champ à l’assiette, connaître les saisons de récolte des légumes et fruits ou encore comprendre les différentes familles alimentaires pour composer un repas équilibré.
Acheter la mallette pour 40 €.

12/11/2017

Graapz, la nouvelle astuce anti gaspillage alimentaire


Les rencontres réseautage et papotages de la Maison des Acteurs du Paris Durable, vous connaissez ? C’est plutôt cool. Une fois tous les deux mois, une joyeuse assemblée se retrouve à la MAPD pour un apéro en auberge espagnole (chacun apporte un truc à boire ou à manger) et on écoute les « pitcheurs », alias porteurs de projets à impact écologique qui ont chacun une minute pour pitcher (lancer en français) leur projet. On découvre des tas d’initiatives solidaires et écolos et on peut même discuter avec les pitcheurs ensuite, s’ils ne sont pas trop demandés.




C’est par ce biais que j’ai fait connaissance avec Alexandre Durand et son projet Graapz, qui m’avait immédiatement séduite. Le gaspillage alimentaire, c’est vraiment un truc qui me fait bondir et j’ai déjà consacré plusieurs billets à ceux qui luttent contre ce fléau comme Disco soupe, le chaînon manquant et Optimiam. Lancé en juillet 2017, Graapz s’inscrit sur un nouveau créneau. La start up propose aux commerçants de proximité de sauver de la benne, des fruits et légumes qui ne peuvent plus être placés en rayon en les revendant sur sa plate-forme, via un système de paniers à prix modique. Pour seulement 20€, un consommateur peut souscrire un abonnement de quatre semaines auprès d’un comptoir/commerçant et recevoir un panier de 3kg de fruits légumes chaque semaine. soit 5€ le panier. « Les commerçants sont réceptifs parce qu’on apporte une solution à un problème qu’ils rencontrent, explique Alexandre. Cela leur permet de gagner en visibilité et de générer un complément de chiffre d’affaire. »




L’idée est née alors qu’Alexandre poursuivait ses études scientifiques au Québec, avec le projet d'investir son écosensibilité dans une carrière de chercheur. Au Canada, il a découvert l’étendue du gaspillage alimentaire par le biais des « dumpsters », qui glanaient des trésors dans les énormes containers poubelle. Le jeune Français était prêt à lancer le projet de l’autre côte de l’Atlantique, lorsqu’en février 2016, sous l’impulsion d’Arash Derambarsh la loi contre le gaspillage alimentaire est passée en France :  « J’ai vu que tout un écosystème se mettait en place et je me suis dit que c’était une opportunité énorme, confie Alexandre. Je ne suis jamais retourné à Montréal.



C’est donc dans son pays, devenu pionnier en matière de législation dans ce domaine que l’étudiant est devenu entrepreneur et non chercheur. Sept comptoirs GRAAPZ dans Paris et sa proche banlieue peuvent actuellement distribuer une soixantaine de paniers. Fier d’annoncer sur le site que 2571 kilos de fruits et légumes ont déjà été sauvés (le 12 novembre 2027), Alexandre espère doubler le nombre de comptoirs d’ici à la fin de l’année, grâce aux trois nouveaux collègues qui sont venus renforcer son équipe. En 2018, l’entrepreneur aimerait implanter sa start up lauréate du concours d’idées Paris Saclay, à Lille. Et plus tard à Bordeaux, Lyon, puis Toulouse. Le point faible, assumé, du projet pour l’instant est que les fruits et légumes récupérés ne sont pas forcément bios et locaux :  « je fournis un service écoresponsable », précise l’entrepreneur qui prévoit cependant de développer son offre de ce côté-là, conscient que les consommateurs sensibles au gaspillage alimentaire peuvent également l'être au bio et au local. 

22/10/2017

Une rencontre des groupes locaux colibris vécue de l’intérieur


Le week-end dernier, j’ai passé trois jours passionnants aux abbatiales du Bono dans le Morbihan, pour la rencontre réseau nationale des Groupes Locaux Colibris. En compagnie d'Eric, je représentais le GL Saint Maur, lancé avec Florence en 2016. Je vous raconte.



Une rencontre réseau, kezako ? Elles consistent à réunir des membres des cercles cœur des Groupes Locaux Colibris qui se sont formés en France, Belgique et Suisse. Ces rencontres ont lieu deux fois par an et existent depuis 2012. La première ne réunissait qu’une quinzaine de personnes. Mais à Bono entre le 13 et le 15 octobre 2017, nous étions 75, issus des cercles cœur (petit groupe de personnes qui pilotent le GL et font la liaison avec l'association Colibris) de 25 Groupes Locaux (sur les 180 existant). Un record pour ce type de rencontres.



Mais d’abord à quoi ça sert ? A se balader en bord de mer avec d’autres colibris… Non sérieusement, c’est utile pour plein de raisons. Pour rencontrer d’autres colibris membres des cercles cœurs dans leur Groupe Local évidemment et échanger avec eux sur nos pratiques respectives. Mais aussi pour mieux connaître l’équipe opérationnelle, c’est à dire ceux dont c’est le job de gérer l’association et qui ne sont pas bénévoles comme les colibris (cercle cœur ou non) des GL.


Et… On y fait quoi ? Plein de trucs supers ennuyeux qui demandent un max de concentration… Naaaaaan! L’équipe opérationnelle qui organise le week-end est super attentive à joindre l’utile à l’agréable, l’efficace au ludique. Et fait en sorte que le programme soit à la fois nourrissant et pas trop lourd, pour nous laisser le temps d’échanger entre nous de façon informelle, de souffler… Et d’aller se balader en bord de mer. Si, si c’est vrai. C’était même un atelier sur le thème lâcher le mental. Il y avait d’ailleurs quatre thèmes pour les nombreux ateliers proposés (et parfois animés) par des membres : Des accélérateurs de projets (un participant présente une problématique, les autres cherchent des solutions), symbioses coopératives (un participant partage un procédé qui fonctionne avec les autres). Le dernier thème était un atelier unique et s’appelait « choisir c’est… renoncer »… J’ai voulu tester et... Horreur, je me suis retrouvée enfermée dans un octogone et cernée par les différentes tâches à accomplir au sein d'un cercle cœur, sous formes d'affiches géantes. Je ne vous raconte pas le stress…. Ces MO (1), ils ne reculent devant rien, c'est pire que Fort Boyard ou Koh Lanta. Mais bizarrement depuis cet atelier, je me sens beaucoup plus légère et ma culpabilité de ne jamais en faire assez s'est dissipée.


Alors, en résumé c’était comment ? Géniaaaal ! Exactement comme ce que m’avaient raconté d’autres Colibris, qui avaient assisté à ces rencontres bien avant moi et étaient revenus débordants d’énergie et d'enthousiasme. Sérieusement, j'ai le sentiment d'avoir partagé des instants privilégiés avec tous ces colibris, qui font leur part chacun à leur façon. Je me sens moins isolée et en décalage avec ma réalité quotidienne. Je reviens avec des outils pratiques et des idées à appliquer à Saint Maur 94, notre GL et en plus, Pierre Rabhi a fait une apparition surprise.


Pratique. Si vous faites partie d'un Groupe Local Colibris, vous savez déjà (presque) tout. Si ce n'est pas le cas et que l'idée vous séduit, vous pouvez découvrir sur cette carte (en reconstruction) s'il existe un GL près le chez vous. Dans le cas contraire, vous pourrez peut-être le créer si d'autres personnes ont la même envie que vous sur votre territoire. Découvrez les basiques de la création d'un GL.

(1) Méchants Organisateurs

05/10/2017

À Alternatiba, je me suis enflammée pour Solar-Brother

Le week-end dernier, j’ai profité du passage du village Alternatiba, place de la bataille de Stalingrad à Paris, pour flâner autour des stands. J’ai découvert quelques perles de l’upcycling postées sur l’instagram des Vergers, une association voisine qui prend soin des forêts, un chocolat équitable au lait de coco, des jeux de société dont je reparlerai plus tard et deux inventions solaires primés aux concours Lépine 2017.


La brindille qui s’enflamme grâce à la réflexion de la lumière solaire sur une surface adéquate, ça fait toujours son petit effet. Un détail qui n'a pas échappé à Gilles Gallo, qui en multipliant ces petites démonstrations dans les allées du village a attiré une foule de curieux sur son stand de cuiseurs et allumeurs solaires. SunCase, le briquet malin qu'il actionnait, comporte deux petits panneaux capteurs, qui se rabattent sur un briquet réel standard… Oui, parce qu’aux dernières nouvelles, le soleil ne brille pas "H 24". Le gadget est assez fiable et séduisant pour avoir convaincu les boutiques Nature et découvertes qui l'accueilleront sur leurs étagères à partir de mars 2018, tout comme l'autre invention phare de ce Géo Trouvetou du solaire: le suiseur easycook.


Sur son stand bondé, l'inventeur passionné présentait également ce cuiseur solaire propre et ultraléger. Si vous rêvez de grandes balades dans la nature, entrecoupées par un repas chaud sans trimbaler de bonbonne de gaz, l'easycook ne pèse que 600 grammes et tient dans un petit sac à dos. Un mètre carré de panneaux à base d’aluminium s’ouvrent en corolle autour d’un cuiseur de couleur noire (qu’il faut quand même porter jusqu'au sommet de la montagne), posé sur une petite grille. Si le cuiseur ne peut s’utiliser que le jour et en présence du soleil, il ne risque pas de tomber en panne et ses réserves énergétiques sont inépuisables. Appréciable pour les campeurs au long court. Bonus supplémentaire: il n'y a pas de fumée. A défaut d’avoir moi-même testé cette merveille, j’ai discuté avec des utilisateurs qui m’ont affirmé avoir cuit aisément des aliments grâce à l’astucieuse invention.




Pratique. Vous pouvez retrouver le briquet Suncase et toute la gamme de cuiseurs, barbecues et fours solaires  Solar-Brother, la nouvelle marque de Gilles Gallo et les commander sur leur site. Vous pouvez également les suivre sur facebook, youtube et instagram.